La Fédération Equestre Européenne s’oppose a la proposition de qualification en Endurance

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En septembre 2009, à Anvers (BEL), la nécessité de créer une Fédération Equestre Européenne (FEE) a été convenue, d’abord comme “forum”, puis comme “fédération”. La création de la FEE à Anvers a été rapidement suivie par l’accord formel des statuts de la FEE. Ceux-ci ont été signés par les 28 FN présentes en Février 2010 lors d’une réunion à Warendorf (Allemagne).

Fondée en 2010, la FEE a son siège social à Bruxelles, en Belgique. Quarante-trois des 133 Fédérations Nationales de la FEI sont également membres de la FEE, dont l’objectif est de maximiser le potentiel et le développement du sport équestre en Europe et dans le monde.

Lors du Forum Sportif de la FEI en 2015, la Fédération Equestre Européenne (FEE) a signé un protocole d’accord (MOU) avec la Fédération Equestre Internationale (FEI).

Photo Credit: FEI/Germain Arias-Schreiber

La Fédération Equestre Européenne (FEE) a envoyé aux Fédérations Nationales le compte-rendu de la réunion des Secrétaires Généraux du FEE 2019 qui s’est tenue à Pezinok (SVK) le 27 août.

Les modifications de la réglementation de la FEI proposées pour 2020 ont été longuement discutées au cours de la réunion, et un point de vue européen a été formulé sur toutes les questions importantes.

Au début de l’année 2019, la FEE a créé le Groupe de Travail sur l’Endurance afin de définir des principes, des propositions et une vision pour l’avenir de cette discipline qui fait l’objet de tant de discussion.

En étant actif et en apportant de précieuses contributions, le Groupe de Travail sur l’Endurance de la FEE est reconnu non seulement en Europe, mais aussi à l’échelle internationale comme étant l’une des principales voix.

Ce document fait suite à un vaste processus de consultation des Détenteurs de Titres Européens de l’Endurance se référant à la proposition de de la FEI 2020 sur les Règles d’Endurance, préparée par la Commission Temporaire sur l’Endurance de la FEI.

02_2019 FEI Rules revision - EEF Endurance WG feedback

Nous publions des extraits du document concernant la qualification de CEI 1* au championnat.

“Comme nous l’avons déjà indiqué aux étapes précédentes du processus de consultation, nous sommes opposés au concept proposé : taux d’achèvement, vitesse maximale, qualification aux événements CEI.
Nous ne le soutenons pas car il est loin de la conception du sport d’endurance du point de vue Européen et de nombreux autres acteurs”.

“L’Endurance peut être un vrai sport tel qu’il est pratiqué dans la plupart des cas, de la seule manière possible : juste, progressant du niveau d’accès au plus haut niveau (la valeur sportive ne doit pas diminuer), avec une combinaison clé d’un cavalier instruit et d’un cheval bien entraîné. Le sport doit être équitable, simple à comprendre et à contrôler, en gardant à l’esprit que la compétition peut être pratiquée dans la plupart des régions du monde.”

Le système proposé est excessif, compliqué, non réaliste. Même dans la note de service et les règles, c’est compliqué à comprendre, de sorte qu’il serait très difficile/impossible de l’appliquer, non respecté et donc pas juste et inefficace.

“Cela placerait l’endurance dans une situation contre-productive, forçant ceux (la grande majorité) qui respectent actuellement les règles à changer en raison des comportements incorrects de ceux qui ne respectent pas les règles… Encore une fois, pour faire face aux dérives, nous pouvons d’abord appliquer fermement la réglementation sportive (basée sur celle en vigueur + quelques mises à jour) et appliquer des sanctions plus sévères en cas de fraude, dopage/corruption. Tout autre changement serait inutile, car le cœur du problème pourrait ne pas être atteint.”

Atmosphere of endurance during the FEI World Equestrian Games 2018 on September 11, 2018 in Tryon, United States of America. (Photo by Pierre Costabadie/Icon Sport)

Le nombre de kilomètres demandés pour le processus de qualification d’un cheval est excessif et contreproductif en termes de bien-être du cheval. La proposition de 3 CEI1* après la qualification de novice est un exemple des faiblesses de la proposition.

“Nous croyons que l’Endurance est une compétition et doit rester un sport de compétition. La discipline équine avec le plus grand nombre de contrôles vétérinaires et, dans la plupart des cas, un niveau élevé de soins aux chevaux, où l’accent doit être mis sur la formation adéquate des officiels et sur leur capacité à travailler dans des conditions leur permettant d’être efficaces.”

Le concept de vitesse limite serait inadéquat. Il ne prend pas en compte le lieu, le terrain, le temps qui, d’un spectacle à l’autre, peut évoluer de façon critique. Une même vitesse peut être la vitesse du vainqueur d’une épreuve vallonnée et vraiment basse pour une épreuve plus plate.

“Comme il s’agit d’une limite de vitesse moyenne, elle ne s’attaquera pas aux vitesses excessives et aux chevaux qui s’arrêtent ou marchent juste avant de traverser la ligne afin de diminuer leur vitesse.”

“C’est aussi oublier qu’avec une approche mondiale, la plupart des organisateurs de la CEI n’ont pas de système de chronométrage automatique pour aider à élaborer le résultat. Cela marginaliserait la pratique de l’Endurance dans différents domaines avec un effet négatif soit sur le développement, soit sur le sport de haut niveau.”

Photo Credit: Getty Images

La proposition relative au taux d’achèvement, ne peut être mise en œuvre à ce stade.

“Il ne différencie pas le type d’élimination qui serait nécessaire en cas d’utilisation potentielle de cet outil à l’avenir. obligatoire. En utilisant des exemples d’athlètes comme Jean Philippe Frances ou Alex Luque, tout système comme celui-ci, lorsqu’il est appliqué, limiterait leurs participations même s’ils sont des athlètes respectés par leurs résultats et leurs comportements. Par conséquent, nous suggérons d’étudier plus en détail dans les prochaines saisons comment cela pourrait être un atout positif, si cela peut être…”

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